LE CHRIST EST RESSUSCITE

1). Le Dimanche résume la foi en la Résurrection.

L’Evangile de ce dimanche de Pâques (Jean 20, 1) commence par la précision du jour de l’événement : « Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau… » (Jean 20, 1). Le dimanche prend une valeur symbolique et résume le contenu de la foi en la Résurrection. Le dimanche est le nouveau sabbat. Jésus Christ avait déjà expliqué aux pharisiens : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat » (Matthieu 12, 8).

Le dimanche est le jour de la Résurrection de Jésus Christ. Ce n’est pas seulement le souvenir d’un événement passé. Le dimanche est la célébration de la présence vivante du Ressuscité au milieu des siens. Saint Jean-Paul II a expliqué cela en insistant sur le dimanche comme étant « le jour de l’Eglise », (le « Dies Ecclesiae »). Le dimanche des chrétiens est donc né à Pâques. C’est un jour pas comme les autres car plus que les autres. Il est le jour de la nouvelle création dans le Christ.

2). Les étapes de la foi.

Le récit de la Résurrection selon Saint Jean présente l’aventure de la foi des premiers témoins de l’événement : Marie Madeleine, Pierre et Jean.

1ere étape : Marie Madeleine. C’est dans l’obscurité qu’elle marche : « Marie Madeleine se rend au tombeau alors qu’il fait encore sombre » (Jean 20, 1). Les ténèbres sont le signe de l’obscurité de sa foi. Pour elle, le tombeau vide n’est pas un signe de résurrection. Celle qui conserve au grand amour pour Jésus qui a changé sa vie et l’a remplie d’espérance, est angoissée. Elle court poser son problème aux apôtres : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis » (Jean 20, 2). Sa foi est dans le noir. Elle est encore devant un abîme infranchissable.

Face à ses doutes et pour sortir de son obscurité, elle ne s’affole pas. Elle ne s’enferme pas. Elle se tourne vers les apôtres. Elle fait la recherche constante de la foi. Comme Marie Madeleine, nous cheminons parfois dans l’obscurité et dans certaines situations, les doutes nous assaillent. Comme Marie- Madeleine, nous ne devons pas nous replier sur nous-même ; mais chercher à travers nos prêtres et nos aînés dans la foi.

2e étape : Saint Pierre. Alertés par Marie-Madeleine, Pierre et Jean courent pour se rendre compte de la situation. Ils découvrent les premiers signes d’une autre réalité : le tombeau vide, les bandelettes et le linceul roulés. Pierre reste perplexe, étonné face aux nouveaux détails constatés : « Pierre cependant court au tombeau, mais en se penchant, il ne vit que le linceul. Il s’en retourne chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé » (Luc, 24, 12). Le doute et une certaine espérance s’emparent de son cœur.

3e étape : Saint Jean. Il va plus vite que Saint Pierre. D’abord, il entre dans le tombeau. Et alors : « IL VIT ET IL CRUT » (Jean 20, 7). C’est la foi. Jusque-là, ils n’avaient pas encore pu comprendre que l’Ecriture annonçait cette résurrection. La foi de Jean est telle que l’Epître aux Hébreux le définit : « La foi est le moyen de posséder déjà ce qu’on espère et de connaitre des réalités qu’on ne voit pas » (Hébreux 11, 1).

3). La foi de Pâques. La passion du Christ a profondément perturbé le moral et les certitudes de ceux qui avaient tout quitté pour le suivre. Au point de départ de leur désarroi, c’est la mort. Pire encore : le tombeau. La nuit est noire.

Puis, des signes se dressent sur leur chemin : la pierre est roulée, le tombeau est vide, le linceul et le linge sont remis à leur place. Ces signes suscitent des questions, comme tant d’événements dans nos vies. C’est grâce à leur foi que les apôtres savent lire ces signes. Pour nous aujourd’hui, il s’agit d’ouvrir notre cœur pour savoir lire les événements et les signes d’amour que Dieu place autour de nous.

Notre foi en la Résurrection du Seigneur s’appuie sur le témoignage des apôtres et de l’Eglise qui continue de l’annoncer en scrutant les Saintes Ecritures. Nous célébrons le Saint jour de Pâques avec joie. Christ est vivant pour toujours. Les « ALLELUIA » fusent en ce jour car la vie est plus forte que la mort et l’amour est plus fort que la haine.

C’est jour de lumière et de joie. Des femmes et des hommes ont rencontré le Vivant. CHRIST EST RESSUSCITE. CHRIST EST VIVANT PARMI NOUS ET POUR NOUS. Remercions le Seigneur en disant : « Alléluia ! Rendons grâce au Seigneur car il est bon ! Eternel est son amour » (Psaume 117, 1).

Jean Baptiste BILLONG.

Vidéo monument du Christ rédempteur